Un cours de philosophie du travail social : pour quoi faire aujourd’hui ?
La formation des travailleurs sociaux est confrontée, aujourd’hui, à des défis importants, en lien avec l’évolution de la profession, des réalités rencontrées, et des politiques sociales qui l’orientent et la régulent. Ces évolutions s’inscrivent, on le perçoit de plus en plus, dans des transformations profondes de nos sociétés, et de leur cohésion. De nombreuses questions se posent, quand aux orientations des métiers du social dans ce contexte, et aux qualifications ou compétences qu’ils nécessitent. Qu’est-ce que le "professionnalisme" aujourd’hui ? Qu’implique-t-il comme type de formation ?
Lire l’intervention de Carine Dierckx au 2e Congrès (Namur 2007)de l’AIFRIS
Le développement durable peut-il être un horizon dans la formation des travailleurs sociaux ?
Comment le concept de Développement durable interpelle-t-il nos pratiques d’enseignement dans la formation sociale ?
Notre réflexion interroge la possibilité d’introduire dans les contenus et dans les formes de notre enseignement en formation sociale le concept de développement durable (nous préférerions développement soutenable ou, tel qu’il commence à se dire, développement désirable). Ce développement soutenable repose sur une interaction forte entre trois "piliers" : la société (les populations), le développement (les échanges économiques), l’environnement (les ressources et le milieu de vie). Nous pensons qu’une telle interaction peut être un horizon dans la formation des travailleurs sociaux si -et seulement si-, elle est vigoureusement et radicalement enchâssée dans un processus démocratique qui tient compte de tous les acteurs concernés. La méthodologie du dissensus est celle mise en évidence et choisie pour s’engager dans ce processus démocratique. Dès lors, l’objectif d’une telle formation en travail social est celui de la construction du sujet politique.
Anne-Donatienne HAUET et Sylvie LOUANT, maitres-assistantes à l’ISFSC
Lire l’article de Anne-Donatienne HAUET et Sylvie LOUANT (275 ko)
« D’indispensables horizons » : problématiser les références du travail social à partir de la philosophie de Charles Taylor.
C’est à partir d’une grille de lecture des « malaises de la modernité » (grille proposée par Charles Taylor) que la philosophe Carine Dierckx tente d’analyser quelques enjeux fondamentaux traversant la question des références et des référentiels du travail social aujourd’hui, ainsi que les malaises qu’ils suscitent chez les intervenants (travailleurs sociaux, formateurs) comme chez les observateurs. Elle essaie ensuite d’apporter des pistes de réflexion, à partir de différentes notions, dont celle d’ « horizon de signification », pour une élaboration de repères et de références qui fassent sens aujourd’hui, qui ouvrent de nouveaux possibles d’action dans le domaine du social, permettant de lutter contre la tendance dominante marquée par la (post ?)bureaucratie et le marché, engendrant l’atomisme et l’instrumentalisme.
Lire l’article de Carine Dierckx (120 ko)
Contrôles à l’inscription dans les Hautes Écoles : des dérives inquiétantes
Carine Dierckx,
Maitre-assistante en philosophie à l’ISFSC.
Des pratiques administratives abusives de vérification des étudiants « finançables » dans les Hautes Écoles posent de graves questions : elles sortent de la légalité, elles vont à l’encontre des droits fondamentaux des étudiants, et elles produisent des discriminations importantes dans l’accès à l’enseignement supérieur.
Ce texte est paru en Carte blanche du journal Le Soir le 18/9/2009.
Lire la carte blanche de Carine Dierckx (17 ko)
|